Ryan Caraveo - Maybe They Were Wrong
6sur 10

Jeune rappeur américain, Ryan Caraveo confirme son ascension sur la scène de Seattle avec Maybe They Were Wrong, un album aux sonorités électroniques.

D’emblée, l’excellent « Supernova » en compagnie de Tezatalks nous projette dans un univers haut en couleurs où se mêlent rythmes électroniques et rap assidu. Si Ryan Caraveo affirme sa polyvalence en jonglant avec différents genres, le rap qu’il propose reste très alternatif ; déchantant avec les codes du rap originels qui se veulent plutôt gangsta.  L’artiste traite ainsi avec aisance, de confiance en soi et de son parcours personnel pendant 13 titres.

Une progression prometteuse

Le soin apporté à la production est assez impressionnant : chacun dans leur style, les tracks  bénéficient tous d’une finition particulière qui apporte une touche efficace à l’album. Pourtant, la qualité des instrumentales contredit le flow parfois simpliste d’un Ryan Caraveo qui n' »explose » véritablement sur aucune des musiques. Les couplets tendent à se superposer malgré la grande variété d’instrumentales. Les refrains suivent globalement cet esprit (hormis celui de Tezatalks) : aucun n’arrive vraiment à se détacher. En faute ? Des mélodies et timbres de voix trop souvent similaires. Dommage.

Ainsi, Ryan Caraveo propose avec Maybe They Were Wrong, un projet dans la continuité de son univers en pleine extension. S’il admet une progression en terme de technique, et surtout de confiance en lui depuis Swings en 2014, le manque de prise de risque au niveau du flow et de la musicalité tend à lui porter préjudice. Le natif de Seattle offre donc un nouvel opus consistant à l’esthétique très ancrée alternative ; un style en perdition outre-Atlantique dans lequel il pourrait bien se révéler être être un digne successeur.