Actualités

Quand “Fuck The Police” de N.W.A inonde les ondes radio de la police néo-zélandaise à cause d’un hacker

Publié

le

N.W.A

La police néo-zélandaise a eu la désagréable surprise de voir ce célèbre hymne anti-flics diffusé de manière illégale sur ses ondes radio.

C’est un comble : des officiers néo-zélandais de Otago, (South Island) ont été forcé d’écouter le classique “Fuck The Police” de N.W.A (Ice CubeDr. DreEazy-EMC RenDJ YellaThe D.O.C.Arabian Prince) après qu’un pirate informatique ait diffusé le morceau à plusieurs reprises sur leurs ondes radio. Une situation probablement inspiré par un cas similaire survenu quelques mois plus tôt.

Cette fois, il s’agissait de bruits de porcs diffusé sur les ondes radio de la police de l’île du Nord, également en Nouvelle-Zélande. Outre l’aspect insolite du geste, il est évident que derrière cette intrusion inopinée aux allures de troll, se cache un message clair destiné aux forces de l’ordre du pays.

À lire aussi : Kendrick Lamar introduit NWA au Rock & Roll Hall of Fame

“Fuck The Police”, un classique reconnu

Pour rappel, “Fuck The Police” titre phare du gangsta rap sorti en 1988 sur l’album Straight Outta Compton du “groupe le plus dangereux de tous temps” évoque de manière virulente et insolente, les brutalités policières et le racisme dont certains agents font preuve envers la communauté afro-américaine.

Le morceau s’est rapidement imposé comme un hit en puissance et ce malgré ses paroles d’une violence inédite pour l’époque. Le célèbre magazine Rolling Stone l’a même placé à la 47ème place de son classement des 500 meilleurs morceaux de tous les temps. C’est dire. Un thème qui bien que vieux de trente ans maintenant, fait tristement écho au climat social qui règne aux Etats-Unis.

La police se défend

Face à cette cyber attaque, les forces de l’ordre n’ont pas tardé à réagir. Loin de prendre cela à la rigolade, l’inspecteur Kelvin Lloyd a déploré le fait que cette “blague” ait mis une brigade entière en danger puisque la chanson parasitait la communication entre des agents qui tentaient de coordonner une opération pour stopper un homme armé qui menaçait un automobiliste, comme le rapporte le Otago Daily Times. Il a également précisé :

Toute interférence avec une radio de police constitue un risque pour la sécurité et l’intérêt public. Quiconque est pris en flagrant délit peut faire l’objet de poursuites et d’une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à un an.

À l’heure où ces faits sont rapportés, aucune nouvelle concernant les poursuites à l’égard du pirate responsable de cet acte. Si celui-ci se faisait attraper, on espère au moins qu’il bénéficiera de circonstances atténuantes, en l’honneur de ses bons goûts musicaux.

Advertisement
Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *